De legir ‘vant la fin dau monde…

Veiquí un copiat-jaspit dau bilhet d’estiu escrich per los-las descreissant-a-s d’Orleans (@fr) :

« Saison brune » P. Squarzoni

C’est l’été, du pain et des sports, que demander de plus ? Des chiffres alarmants sur le climat, ben, on s’en fout un peu°. La météo est là, et comme jamais rien n’est bien fait pour dissocier les deux, lire quelque chose sur le réchauffement climatique « en ce moment » est une gageure.

Alors pensez bien qu’écrire un billet pour vous inviter à ouvrir ce pavé de 500 pages, c’est un plaisir rare.

Sérieusement, ce n’est pas à la lecture d’une bédé de distraction que ce billet vous invite, ça non. Après la brique sur le quinquennat Chirac, Squarzoni nous offre en 6 parties, difficile à lire au début, très technique, une pédagogie du changement climatique, des origines aux conséquences avec les différents scenarii à conjuguer au futur très rapproché. Pour cela, sont invités des auteurs de références, des penseurs, des techniciens, des économistes, au masculin et au féminin. Tout ce monde analyse, échafaude des hypothèses, et a à faire face, très souvent, au concret du quotidien avec ses choix, ses contradictions.

Des solutions sont-elles données ? Tant le dire, la principale est la réduction de la consommation, et malheureusement, ce n’est pas le chemin que nous prenons. Dire « réduction », c’est dire « changement profond » de notre organisation sociale, et pour le moment, peu de personnes semblent vouloir franchir le Rubicon, surtout pas tant que l’information première d’un journal radio reste le taux d’intérêt d’emprunt pour un état de la première puissance économique au monde ou une médaille nationaliste sportive.

En une phrase : la fin du livre c’est nous qui en sommes les héros.

Sombre et réaliste, cet album ne peut pas laisser indifférent. C’est un ouvrage à mettre entre toutes les mains (éditions Delcourt).

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Moins cher, moins dense, plus petit, en 2 fois 22 pages, « Trans-Alaska <> Trans-Sibérie » de Tom Kaczyński (éditions Alter Comics) est une rêverie graphique sur le sens de la vie, la nostalgie du temps qui passe. Pas de militance ici, pas de long discourt, seulement une petite introspection.

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Le désespoir, tout le monde connaît.

Exactement comme l’entropie ! Oui, cette loi universelle du désordre et de la dissipation chère aux physiciens, l’usure si vous préférez, dans tous les sens du terme et parfois jusqu’à la névrose : il n’y a qu’à mesurer l’ampleur du sacrifice consenti pour chauffer la planète et refroidir nos cœur, satisfaire les lubies du génie destructeur.

Extrait du quatrième de couverture de ce recueil de poésie « l’entropie du désespoir », poème thermodynamiques de Denis Sabatié (éditions Baudelaire).

Peut-être un point de vue fort pessimiste sur la vie, peut-être, mais cette poésie reste à découvrir et est sujet à méditation.

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°humour – es per s’espofidar.