Sciença ficci’

3 libretons aisats de legir dins ‘quilhs temps sornes, ente la vita s’es ‘catada sus ela-mesma per un momint. 3 libres de bana coma 3 filmes, que fau far passar lu temps.

A la desbuta de l’annada, la libraria, totjorn apres chamjar lu renjament dau libre per pardre los pitits vielhs coma me, metet sos la lutz ‘na meijon d’esdici’ mai-que-tot la tireta « dischronia » d’equesta meijon.

Per curiositat ne’n ‘chaptí los 3 que veiquí. Los 3 libres son fòrts pichons e vòle pas ne’n contar de tròp sus las istòrias.

Francophones, ce billet vous est accessible.

« Ventorèla, vent pluiau » Franck M. Robinson

Dins l’annada 1972, Franck M.Robinson songe ad un monde ente la passion per las veituras es mai granda que lu besunh de s’alenar.

Dau temps que la ciutat ‘riba pas de prener l’alen, que mai d’unas companhas industrialas desiran contunhar de far viuvre l’economia — totas semblanças coma la crisa dau corona-virús es… — i a dau monde per s’amassar dins daus cuenhs perduts e per traficar de las chausas. ‘Quò se ditz que i a mesma de la gent per condure de las veituras.

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Coma qu’eriá dau temps de las elecci’s — un temps que sembla tant luenh aura — ne’n parlí aquí sus mon ciber-quasernet « becana » (>fr) ente avia fach ‘na mocaria sus los pretenguts e las prentengudas a la comuna.

Dins lu conte, i a coma lu decòr dau filme « Solelh vert », un monde ente las gents vesen pus gaire la clartat de l’astre solari. L’esditor nos ditz que « East Wind, West Wind » (lu titre prumier) pareguet ne’n 1972 dins l’antologia « Nova2 », farjada per Harry Harrison, l’autor de « Make Room ! Make Room ! », adaptat per Richard Fleischer ne’n 1973 sos lu chafre de… « Soylent Green ».

« Vent d’est, vent d’ouest »

En 1972, Frank M. Robinson imagine un monde où la passion automobile l’emporte sur le besoin de respirer.

Un livre de Frank M. Robinson, traduit de l’américain par Jean-Marie Dessaux

Dans un futur proche. Les voitures à essence sont bannies depuis longtemps et les rares récalcitrants s’exposent à la peine maximum. Comme le reste du monde, cette mégalopole américaine étouffe jour après jour un peu plus sous le poids de la pollution atmosphérique. Malgré tout, la vie continue et les entreprises locales – le Ramassage Sanitaire, les Aciers Oberhausen et l’Office Municipal de l’Énergie – poursuivent leurs activités ultra-polluantes. Jim Morrison, employé attaché à l’organisme Air Central, pourtant garant de la qualité de l’air, ne peut que constater son impuissance. D’ailleurs, la traque qu’il livre à ce mystérieux nostalgique de l’ère automobile a-t-elle encore un sens ?

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« La montanha sens nom » Robert Sheckley

Ne’n 1955, Robert Sheckley sonja lu darnier daus progiers que servan de ren.

Per poder colonisar ‘na planeta, fau poder i far se pausar los engenhs espaciaus, adonc aplatesir lu terrenh. Quante lu terrenh es ‘na montanha « sacrada », la moneda e los chauses per la far s’espetar an l’enchaison d’encontrar de las fòrças mai grandas, qu’es çò que conta ‘queu tot pitit libre.

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De segur aquò fai pensar au filme Avatar. L’ai pas aimat, tant ò dire, e, qu’aguesse legit lu libre seriá pas anat gaitar la superproducci’.

« La montagne sans nom »

En 1955, Robert Sheckley imagine le dernier des grands projets inutiles.

Un livre de Robert Sheckley, traduit de l’américain par Bruno Martin

« Plusieurs milliers d’hommes et de machines étaient déjà sur la planète et au commandement de Morrison, ils se disperseraient, supprimeraient les montagnes, raboteraient des plaines, déplaceraient des forêts entières, modifieraient le cours des rivières, fondraient les calottes glaciaires, façonneraient des continents, creuseraient des mers nouvelles, bref, accompliraient tout ce qu’il faudrait pour que le Plan de Travail 35 devienne un centre d’accueil favorable à la civilisation technologique unique et exigeante de l’homo sapiens. »

Cette nouvelle visionnaire et pleine d’imagination illustre à merveille l’art de Robert Sheckley. Pourfendeur acerbe de la société américaine et de son American Way of Life, il s’attaque ici à l’arrogance du productivisme capitaliste et de ses serviteurs, et à la soif d’expansion de l’humanité qui ne peut s’étancher qu’au détriment des minorités, des cultures locales et de la nature.« La montagne sans nom » (titre original : « The Mountain Without a Name ») est parue aux États-Unis en 1955 et en France en 1969 dans la revue Fiction, n° 192. Elle a été reprise en 1981 dans le recueil collectif intitulé La montagne sans nom et autre récits sur la nature (Gallimard, Folio Junior), qui comprend aussi des nouvelles de Ray Bradbury, Christian Grenier, Gérard Klein, Robin Scott, Alfred Eton Van Vogt…

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« Los besilhors » Mark Reynolds

Ne’n 1967, Mack Reynolds s’avieisa de veire sautar ‘na manigança contra l’economia de creissança.

D’enquera dins las annadas de guerra freda, mas dins ‘na periòda de destenda, un agent secret es mes « dins un baradís » coma per mission de susvelhar ‘n’ amassada de monde que fai beleu far de las chausas contra lu governament. Um li damanda d’intrar dins lu grope per ne’n prener la testa. Fin finalament, de velhadas ne’n velhadas, de seradas passadas a parlar daus mòts, dau sistemí… l’agent secret vei las soas eideias desboiradas.

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Costat filma ‘questa vetz, vau segre la persentaci’ dau libre e pausar aquí un bocin de « silent running », pas un chap d’òbra de segur, mas ‘na bra’a faula sus nòstre monde que vira pas rond.

« Les gaspilleurs »

En 1967, Mack Reynolds imagine l’émergence d’un complot contre le progrès économique.

Un libre de Mack Reynolds, traduit de l’américain par J. de Tersac

« La différence qu’il y a entre une réforme et une révolution, Bill ? Les uns veulent replâtrer la libre entreprise pour qu’elle devienne plus efficace. Les autres veulent en voir la fin et ériger un nouveau système socio- économique. Ceux-ci sont nos ennemis. Aussi longtemps que nos beaux parleurs ne s’intéressent qu’aux réformes, ils ne constituent pas un vrai danger. C’est quand ils commencent à parler révolution que notre service doit agir. »

Paul Kosloff est l’un des meilleurs agents secrets au service des États-Unis. Sa réputation et son efficacité sont aussi grandes que sa soif d’en découdre avec le Grand Ennemi communiste. La Guerre froide bat son plein mais la perception du jeu a changé : désormais, il est évident que le capitalisme à l’américaine et l’économie centralisée à la soviétique ont beaucoup en commun. Aussi, doit-on calmer les ardeurs du fameux Kosloff…

On lui confie alors une mission d’importance nationale : infiltrer un groupe de radicaux gauchisants prêts à tout pour abattre le modèle américain !

Dans les faits, l’espion à l’esprit borné va se confronter à une vision du monde qui va ébranler ses convictions… et bien plus si affinités.

Les Gaspilleurs (The Throwaway Age) – publiée en 1967 dans la revue Worlds of Tomorrow – offre quelques pages d’une lucidité confondante sur les impasses du modèle de société productiviste et consumériste qui l’a emporté à cette époque, et sur les valeurs idéologiques, politiques et éthiques à bout de souffle qu’il véhicule.

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