« Còdi dau cicle » par Marceu Coulon

Iò sabe « lu tricòt mai lu guidon » es ‘n’emicion que parla filmes e libres los dimenc au ser sus París-inter, mas setz sus un quasernet que parla lemosin, adonc un bilhet de mai per parlar becana, mai ‘na trobada de 1897, lu « Còdi dau cicle » un obratge dau Marceu Coulon, avocat.

  • ‘Queu còdi se pòt trobar sus lu site de Gallica, quí dins ‘queu liam (>fr).
  • Une version de ce billet dans la langue d’origine de Marcel Coulon se trouve ici (>fr-becancanerie).

‘Queu libreton amassa las reglas, los drechs, e çò qu’es obligatòri de far dins lu domeni de la bicicleta, sens obludar la persona montada dessus.

Qu’es fòrt plasent de legir, escrich dins ‘na linga tintada de « sepia ». De segur, los temps an chamjar e los drechs an esvoluats, e qu’es beleu la melhor rason de iò legir mesurar lu progres.

Dedins trobaretz daus articles que nos ‘pelam que la femns eriá « minora » autravetz :

3. Femmes mariées. — Faut-il reconnaître au mari un pouvoir analogue vis-à-vis de sa femme ? La puissance maritale lui donne-t-elle le droit d’interdire à sa femme l’usage du vélocipède? Bien que la question puisse paraître plus délicate que la question précédente, nous n’hésitons pas à répondre affirmativement. Certes, ce n’est pas un excès de précaution qui justifiera toujours une interdiction pareille : les qualités qu’exige la conduite d’une bicyclette ne sont pas précisément étrangères au sexe faible. Mais le mari peut trouver que le sport vélocipédique n’est pas convenable ; d’autres raisons d’ordre moral pourront motiver sa rigueur. Il montrera, en agissant ainsi, sa défiance vis-à-vis de sa femme, il fera preuve, peut-être, d’une incontestable étroitesse d’esprit, mais la question n’est pas là, il a la direction morale de sa compagne, celle-ci doit obéissance à son mari (art. 213, C. civ.) et la mesure prise sera fondée en droit.

Quò se parlava desjà daus impòsts — qu’es pas un libre francès per res — :

Les diverses obligations particulières qui pèsent sur le vélocipécliste peuvent être groupées sous deux principaux chefs : l’un comprend la déclaration de la possession d’un vélocipède en vue du paiement de la taxe vélocipédique […]

I a pertant de las chausas totjorns pas clausas coma quel afar de còdi de la rua — que lu govern actuau… non res, pus que ‘na setmana de pensar qu’aguetem la ministressa de la verdituda la pus colha de la galaxia — :

Les conducteurs de voitures et les cavaliers devront se ranger a leur droite à l’approche d’un vélocipède, de manière à lui laisser un espace utilisable d’au moins 1m50 de largueur.
— La circulation des vélocipèdes est interdite sur les trottoirs et contre-allées affectées aux piétons.
Cette interdiction ne s’étend pas aux machines conduites à la main.

Fau quò far paiar un impòst per las becanas estrangièras :

34. Droits de douane. — Il nous reste à parler, des droits à payer et des formalités à remplir par les vélocipèdes qui traversent la frontière.
Les vélocipèdes de construction étrangère importés en France sont frappés d’un droit d’entrée. Ce droit varie suivant le pays d’origine du vélocipède : il est de 220 francs les 100 kil. net pour les pays jouissant du tarif minimum et de 250 fr. les 100 kil. net pour les pays qui ne jouissent que du tarir général. Le pays d’origine est celui où le vélocipède a été construit (Cire. min. du 28 juillet 1890).

E los que son dessus :

38. — Le développement continu du sport vélocipédique a rendu nécessaire la simplification des formalités.
A l’égard des cyclistes allant à l’étranger et qui étaient tenus de se munir à la sortie de France d’un passavant descriptif, il a paru que l’apposition d’un plomb de douane sur leurs vélocipèdes, sans distinction d’origine, constituerait pour le service le meilleur moyen pratique de reconnaître l’identité des machines.

Atz compres que la legida d’un tau libre deu se far per lu plaser que, d’enquera ‘na vetz, lu monde chamget, mas, mas, mas per mamesar un pauc, lu libre se ‘chaba sus la nòstra plaça dins la vila, ne’n 1897, ela es totjorns pas trobada :

Le tribunal d’Anvers a décidé, justement que l’usage du vélocipède est principalement un sport ; et que, si le commerçant en question s’en servait pour se rendre à ses travaux, on ne pouvait pas en conclure légitimement qu’il se livrait à cet exercice corporel dans l’intérêt de son commerce.

Code_du_cycle_par_Marcel_[...]Coulon_Marcel_bpt6k12690233

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