Dins ‘queu temps dins lu pòste

Tota ‘questa setmana i a un vielh cobilh sus França cultura (>fr) per ne’n contar sus la linga, per cas que setz despressius, masochistes…

Aïer au ser, 6 de febrier 2017 :

[…] Viguí mon canton dau Lemosin passar de la païsanaria dau neolitic aus temps presents […]

[…] Sabian pas que « l’édit de Villers-Cotteret » fasiá dau francès la linga administrativa […]

[…] ‘Quilhs gents machavan pès nuds […]

[…] Passat lu chamin dau buesc, qu’eria pus lu mesma patoès […]

 

Seriosament A Votz Nuda (>fr), i a degun chas v’autres per contra-balançar las connarias daus convidats ? Bergounioux es beleu un ancian « bon escrivan », mas au jorn d’aüei qu’es aures qu’un « conservator », per pas dire ‘na vielha colha, un vielh cobilhon…

Dau Peire lu Vergonhós, n’i a pro. Bergounioux, Millet, Jouhandeau… de creire que fai meschaënt venir vielhs quante setz un escrivan faidit lemosin, sauv beleu per lu Jouhandeau qu’eriá « réac » dès la desbuta. Dau còp, tuí lu pòste.

Sus la tiala :

Pierre Le Honteux, dit Bergounioux en patois limousin (on écrirait Vergonhos en bon occitan limousin). Le jour du fameux débat, il employa à plusieurs reprises l’expression « jargonner les patois d’òc ». Aussi évidemment qu’on parle une langue, on ne peut décemment que jargonner un patois. Tout ça est limpide. Curieux : dans certains de ses romans plus anciens, il s’est oublié à graphier quelques phrases en oc (car il y en a) dans leur forme classique naturelle apte à donner quelque cohérence et dignité à cette langue. Désormais il les graphie dans une phonétique française approximative ; elles ont perdu leur écriture, leur faculté même de s’écrire.

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5 réflexions sur “Dins ‘queu temps dins lu pòste

  1. Tallet 07/02/2017 / 16:41

    Je ne pense pas que P. Bergounioux soit devenu réac avec l’age. Je ne pense d’ailleurs pas qu’il le soit. En revanche, depuis sa jeunesse, il a été victime d’une erreur de lecture de sa société, d’une interprétation très partielle des causes de la déculturation des habitants du limousin. Déculturation pas aussi certaine qu’il le croit, mais en admettant que ce manque d’accès aux savoirs ait été aussi profond, ce n’était pas différent pour les populations non éduquées ou qu’elles se soient trouvées. Le rejet de l’occitan par P.B. s’intègre dans son refus de tout ce qui pouvait gêner l’appropriation culturelle. Son postulat était biaisé. Mais je ne peux pas en vouloir à l’écrivain qui a produit  » Miette  » ou « Ce pas et le suivant ».

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    • janpeire 07/02/2017 / 17:13

      Merci de votre commentaire.

      Peut-être me faut-il le lire à nouveau, si j’ai le temps.

      Bourdieu (celui de « esquisse pour une auto analyse », pas celui de « ce que parler veut dire ») aussi a lutté « contre un monde » pour s’en approprier « un autre », mais il n’a jamais traité la société qu’il détruisait (sans le vouloir ?) en agissant de la sorte (sans le savoir ?) par le mépris.

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    • janpeire 07/02/2017 / 15:23

      Ce n’est pas Pierre contre Pierre. Je n’ai pas la prétention d’écrire aussi bien que lui, tant comme Millet ou Jouhandeau, autres écrivains limousins qui, sur le tard, ont développé une pensée assez réac, et, peut-être moins, le Bergounioux que les autres.
      Hier au soir, il était quand même en roue libre le papet, question langue. S’il y avait des perles à enfiler, il a fait sa part du collier.

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