Avez-vous écouté París-inter ce dimanche midi ?

« Ces blaireaux de provençaux viendront pas pleurer, j’ai fait toute l’émission sans le mot patois »

veiquí la pensada ‘catada dau Stéphane Paoli, lu disor oficiau de la « complexituda » dau monde dins lu pòste, tots los dimencs, a mieijorn ; sens lu mòt « patues » de segur, mas sens los mòts « occitan, provença, linga d’òc » o « provençau » pasmai.

Mai d’una vetz lu tipe invita pertant de la gent qu’an de las chausas a dire, las tematicas son interessantas, mas, la persentaci’ generala, fòrça leva-nas, se pren per ‘quò que l’emissi’ es pas, un chause per intelectuaus. Lu Paoli sembla obludar qu’eu se troba sus París-inter e non pas sus França-Cultura.

‘Queu dimenc 15 de junh, l’emissi’ se passava a Marselha, au Mucem.

Passe aquí sus los mòts que sinhan lu Paoli dins lu pòste :

Paradoxe, transversalité, passerelle, réflexion, systemie, connexion, jubilatoire, circulation, lien, lieu, singularité, modernité, contemporanéité, complexité…

Passe per ‘nar sus la prumiera pastilha sos la fòrma d’un micrò-trepador, e mai-que-mai sus la persentacion facha per lu Paoli :

(À cause de ces connards de la SNCF qui font grève, privilégiés qu’ils sont, alors que nous à la radio publique, nous suçons gratuitement les politiques dans la matinale, la sodomie est réservée à ces enculé-e-s du dimanche)

« Veuillez nous excuser, amis marseillais, de vous proposer un micro-trottoir réalisé à Paris, avec l’accent parisien »

Màs, màs, màs, per mamesar un pauc, me pensava que tota l’emissi’ eriá un punt de vuda de París sus ‘quilhs colhons de provençaus. Seriosament ! Marselha es dins l’eimaginarí dau tipe, nonmàs un accent.

Pertant, ‘quò es estat perpausat a l’eideia per una tipessa micrò-trepadorisada dins la seconda pastilha :

« un musée peut devenir le lieux de l’amnésie »

o un quauquares entau (eriá apres me preparar minjar). Màs, siaiatz segur que lu Paoli iò prenguet pas per se.

L’emissi’ de l’apres mieijorn ente ‘quò parla « patois » (ne’n sem d’enquera aquí), mas pas mai d’una minuta, e ente aprendretz que i a de las lianas dins los pireneus.

 

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2 réflexions sur “Avez-vous écouté París-inter ce dimanche midi ?

  1. donna 16/06/2014 / 22:48

    Revirar l’extrach de l’article de Jean Jaurès :
    L’Éducation Populaire et les « patois », La Dépêche » – 15 août 1911

    […] Quelle joie et quelle force pour notre France du Midi si, par une connaissance plus rationnelle et plus réfléchie de sa propre langue et par quelques comparaisons très simples avec le français d’une part, avec l’espagnol et le portugais d’autre part, elle sentait jusque dans son organisme la solidarité profonde de sa vie avec toute la civilisation latine. Dans les quelques jours que j’ai passés à Lisbonne, il m’a semblé plus d’une fois, à entendre dansles rues les vifs propos, les joyeux appels du peuple, à lire les enseignes des boutiques, que je me promenais dans Toulouse, mais dans une Toulouse qui serait restée une capitale, qui n’aurait pas subi, dans sa langue une déchéance historique et qui aurait gardé, sur le fronton de ses édifices, comme à la devanture de ses plus modestes boutiques, aux plus glorieuses comme aux plus humbles enseignes, ses mots d’autrefois, populaires et royaux. De se sentir en communication avec la beauté classique par les œuvres de ses poètes, de se sentir en communication par sa substance même avec les plus nobles langages des peuples latins, le langage de la France méridionale recevra un renouveau de fierté et de vie. Notre languedocien et notre provençal ne sont guère plus que des baies désertées, où ne passe plus le grand commerce du monde ; mais elles ouvrent sur la grande mer des langages et des races latines, sur cette « seigneurie bleue » dont parle le grand poète du Portugal. Il faut apprendre aux enfants la facilité des passages et leur montrer par delà la barre un peu ensablée, toute l’ouverture de l’horizon. C’est de Lisbonne que j’ai écrit ces lignes, au moment de partir pour un assez lointain voyage, où je retrouverai d’ailleurs, de l’autre côté de l’Atlantique, le génie latin en plein épanouissement. C’est de la pointe de l’Europe latine que j’envoie à notre France du Midi cette pensée filiale, cet acte de foi en l’avenir, ce vœu de l’enrichissement de la France totale par une meilleure mise en œuvre des richesses du Midi latin.

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    • janpeire 20/06/2014 / 12:25

      Je ne vais pas publié « l’autre » commentaire. Cependant une remarque : les fautes en occitan comme en français, c’est pas bien, mais je priviligierai toujours l’expression, l’expressivité, à la « puritude » de l’ortografe, pardon l’horhthoghraphe, arrrrrg l’orthographe 🙂

      Après, j’ai peu de lecteur « occitan-x » car j’écris en limousin (non je ne suis pas paranoïaque), et plus que tout je ne suis pas du sérail fonctionaro-professoral, mais j’ai lu Bourdieu cependant.

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