V-òc-eeeeeeeeeei o « An·godo·l’aime »

V’autres fasetz coma iò desiratz per chosir lu titre, damande solament a las lesbianas de me perdonar d’i aver conhat ‘na meschenta desparladissariá :p

Sei vertadierament aürós, desenraunhat, content, desesmangonhat, breu, joiós per la dessenatritz Julia Maroh (►fr) que sei « fan » coma quò se ditz ne’n frances, o b’etot  « franc eisabanit » dins la linga lemosina, sei esbaudit de per son trabalh, son inteligença, esblausit de son biais de racontar la vita, mas, tot aquò l’ai jà escrit aquí (►òc).

‘L’eriá convidada sus París-Inter (►fr) ‘queu dissabde, vei-la-quí recompensada per « la gent ».

L’eimatge es tirat d’un cibercaier lesbian (►fr).

Félicitations à Julie Maroh pour son prix du public au Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême 2011, pour son premier album, « Le bleu est une couleur chaude » aux éditions Glénat.

Emai fuguesse aürós per lu Art Spiegelman (►cat), que Maus es un chap d’òbra maitot, ai una sola cridada :

V-òc-eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeei.

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Veiquí quò qu’escriguí per lu GAGL (►fr) autravetz. Charchatz pas sus lu sit, coma los medias tapetò-parisiens ne’n parleten pas d’aquela bede, ilhs fagueten parrier, aquò pòde pas iò pastir, mas bon, jòia e bonur auèi :

Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh.

Avant de commenter ce roman graphique, un petit mot sur Djou, le surnom de Julie Maroh. Elle est une auteure de bande dessinée qui s’est illustrée en 2009 par la publication en ligne de son « pamphlet » lors de la journée mondiale contre l’homophobie.

L’album « le bleu est… » s’ouvre sur les déambulations urbaines d’Emma, avec en accompagnement les mots de Clémentine. Arrivée chez les parents de cette dernière, la mère convie Emma à lire les journaux intimes de sa fille défunte. C’est une invite à découvrir le parcours de son amante disparue.

Nous sommes ainsi transportés dans un récit de quinze années de la vie d’une adolescente jusqu’à sa mort de jeune adulte. Tout nous est raconté : la rencontre avec le journal, les premier émois amoureux, les interrogations adolescentes que peut faire naître dans ce camaïeu de pensées grisâtres, le bleu d’une chevelure, le bonheur de vivre bien une relation amoureuse. C’est un roman d’initiation, de description des différents passages qui vont du déni de sa personnalité sexuelle aux disputes qui arrivent dans un couple en passant par le rejet homophobe des (ex)ami-e-s ou des parents.
Ainsi sont évoqués assez rapidement les bars et les boites, avec caractère les manifestations gaies ou politiques, avec toute la place qui lui est due et avec beaucoup de poésie, l’histoire d’amour, le sujet principal du livre ; histoire entre filles diront certaines mauvaises langues, histoire d’amour avant tout.

Davantage encore que les mots, ce sont les choix graphiques qui servent cette histoire d’amour : le camaïeu de gris comme pour rappeler que les mots illustrés sont ceux d’une morte ; le bleu de la chevelure, qui est à l’origine de la métamorphose de Clémentine ; les silences pleines pages qui nous laissent nous faire une lecture intérieure de ce qui nous est donné à voir.

Julie Maroh signe là un premier grand album, un premier chef d’œuvre (il en est à son troisième tirage).

  • Retrouvez Julie Maroh sur son blog (►fr)
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